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Aphasie : une première Journée nationale officiellement reconnue

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Aphasie : une première Journée nationale officiellement reconnue

Le 20 octobre 2026 marquera la première édition de la Journée nationale de l’aphasie, officiellement reconnue par le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées. À cette occasion, le ministère met en ligne une page qui présente ce trouble du langage, ses causes, ses conséquences et les repères de communication qui l’accompagnent. Cet article reprend ce que dit cette page, puis les repères que la Haute Autorité de santé (HAS) formule dans le parcours de l’accident vasculaire cérébral de l’adulte.

Une journée officiellement reconnue

Dans la page que le ministère consacre à cette première journée, l’aphasie et ses enjeux sont présentés. Côté effectifs, le texte indique : « En France, on compte plus de 300 000 personnes aphasiques ». Le texte présente aussi une fédération associative : « Créée en 1985, la Fédération Nationale des Aphasiques de France (FNAF) fédère des associations de personnes aphasiques et d’aidants ».

Pour situer ce sujet dans le champ des soins et du paramédical en établissements et services, voir le guide consacré aux soins et au paramédical en ESMS.

Un trouble du langage, pas de l’intelligence

Pour le ministère, l’aphasie est un trouble du langage consécutif à une lésion cérébrale, le plus souvent provoqué par un accident vasculaire cérébral (AVC), qui représente environ 75 % des cas. Le texte ajoute que l’aphasie peut également avoir d’autres origines notamment des tumeurs, des traumatismes crâniens, des maladies neurodégénératives, ainsi que certaines causes infectieuses ou inflammatoires plus rares.

Sur la nature du trouble, la page précise : bien que ce handicap ne modifie ni l’intelligence, ni la capacité à penser et à raisonner, il peut affecter la faculté à parler, à comprendre des phrases, à lire ou à écrire.

Sur la prise en charge médicale, le texte précise : « À ce jour, il n’existe pas de traitement médicamenteux ou chirurgical spécifique de l’aphasie ». Il décrit également les effets au-delà de la parole : l’aphasie peut engendrer des conséquences psychologiques profondes et durables. Et sur le plan relationnel : « Les difficultés à se faire comprendre et à participer aux échanges peuvent également fragiliser les relations sociales et familiales, voire conduire à un isolement ».

Communiquer autrement : rééducation, moyens complémentaires et gestes simples

Le ministère met d’abord en avant la rééducation : « La rééducation orthophonique joue un rôle important pour travailler le langage et développer des stratégies de communication ». Sur le métier d’orthophoniste en établissement et service médico-social, voir la fiche métier consacrée à l’orthophoniste en ESMS.

La page évoque ensuite d’autres leviers, qu’elle présente comme complémentaires : « Des moyens complémentaires peuvent faciliter les échanges : gestes, images, dessins, pictogrammes ou outils de communication adaptés ». Sur la communication alternative et améliorée, voir l’article consacré à la CAA en ESMS, ainsi que l’article sur l’intégration de la communication alternative en établissement médico-social.

Enfin, le texte souligne le rôle de l’environnement humain : « Prendre le temps d’écouter, parler clairement, limiter les distractions et laisser à la personne le temps de formuler sa réponse sont autant de gestes simples qui contribuent à rendre les échanges plus accessibles ».

Les proches et les aidants

Une partie de la page est dédiée à l’entourage : « Les proches et les aidants doivent souvent apprendre à communiquer autrement, à s’adapter aux difficultés rencontrées et à accompagner leur proche dans de nouvelles habitudes de vie ». Elle décrit ensuite les effets de cette situation : elle peut entraîner de la fatigue, de l’inquiétude et un sentiment d’isolement.

Le texte en tire un principe pour l’action : il est essentiel de reconnaître leur rôle, de faciliter leur accès à l’information et de leur proposer des ressources et des solutions de soutien adaptées. Sur la question du répit des proches aidants, voir l’article consacré aux plateformes de répit et de relayage.

Droits et information compréhensible

Dans sa partie consacrée aux droits, la page indique que la première Journée nationale de l’aphasie rappelle l’importance de garantir aux personnes concernées un accès effectif à leurs droits et à une information compréhensible. Le texte ajoute : « Dans les établissements de santé, les services publics et les différents espaces de la vie sociale, les modalités de communication doivent pouvoir être adaptées pour permettre à chacun de faire entendre sa voix ».

La page souligne aussi la place de la personne : « Un accompagnement global doit permettre de ne pas réduire la personne à ses difficultés de langage, mais de prendre en considération l’ensemble de ses besoins, de ses aspirations et de son projet de vie ». Sur la mise en accessibilité des documents remis aux personnes, voir l’article consacré au livret d’accueil en FALC.

Les repères de la HAS dans le parcours AVC

Les repères qui suivent proviennent de la HAS et portent sur le parcours de santé de l’AVC de l’adulte. Dans ses messages clés sur le parcours de santé après un AVC, la HAS écrit : « L’appel du 15 (le 114 si la personne est seule lors de l’évènement et sourde, sourd aveugle, malentendante ou aphasique) par le patient, un témoin ou un professionnel de santé est systématique et immédiat devant tout symptôme d’accident vasculaire cérébral (AVC), même en cas de régression des symptômes ».

Sur la communication, le même document indique : « En ce qui concerne les troubles du langage, l’entourage en est informé et est associé le plus tôt possible pour l’aider à adapter sa communication avec le patient ». Il évoque aussi l’éducation thérapeutique du patient (ETP), un programme qui permet d’acquérir de nouvelles compétences pour apprendre à vivre avec les séquelles d’AVC et devenir acteur de sa santé. Pour l’aidant, la HAS écrit : « L’aidant est à inclure très tôt dans la prise en charge ; une ETP est à lui proposer pour qu’il comprenne ce qu’est l’AVC et qu’il sache s’y adapter ». Et plus largement : « Une information de qualité et un accompagnement attentif sont à proposer aux patients, aux aidants et à l’entourage ».

Dans une fiche plus ancienne (Juillet 2020) consacrée au parcours de rééducation-réadaptation après la phase initiale de l’AVC, la HAS fait notamment figurer : « Améliorer le dépistage des troubles cognitifs, de communication, de l’humeur, ou autre source de handicap invisible ».

Mini-FAQ : aphasie et journée nationale

Que dit le ministère de l’aphasie et de l’intelligence ?
Selon la page ministérielle, bien que ce handicap ne modifie ni l’intelligence, ni la capacité à penser et à raisonner, il peut affecter la faculté à parler, à comprendre des phrases, à lire ou à écrire.
Quelle place la page ministérielle donne-t-elle aux proches et aux aidants ?
Elle indique : « Les proches et les aidants doivent souvent apprendre à communiquer autrement, à s’adapter aux difficultés rencontrées ».
Quel repère d’urgence la HAS donne-t-elle dans le parcours AVC ?
La HAS écrit : « L’appel du 15 (le 114 si la personne est seule lors de l’évènement et sourde, sourd aveugle, malentendante ou aphasique) par le patient, un témoin ou un professionnel de santé est systématique et immédiat devant tout symptôme d’accident vasculaire cérébral (AVC), même en cas de régression des symptômes ».

Sources officielles

Solution partenaire — Famileo ProLien familial et handicap intellectuel : quand les mots ne suffisent pas, l’image prend le relais

Droit à l'expression, communication alternative et améliorée, album photo, passeport de communication, cahier de vie : comment les éducateurs-moniteurs et les familles…

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