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Troubles Dys : la HAS sollicitée pour une recommandation transversale

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Troubles Dys : la HAS sollicitée pour une recommandation transversale

Le ministère chargé de l’Autonomie et des Personnes handicapées consacre une page à la Journée nationale des Dys. Il y indique que la délégation interministérielle, avec le soutien de la ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées a sollicité la Haute Autorité de santé pour demander l’ouverture de travaux en vue d’une recommandation transversale sur l’ensemble des troubles Dys, à destination de tous les professionnels concernés. L’article restitue cette information au registre de la source, puis la met à côté de ce que la Haute Autorité de santé a elle-même publié sur les troubles Dys.

La sollicitation de la HAS mentionnée par le ministère

La page a été publiée en vue de la Journée nationale de sensibilisation des Dys (dyslexie, dysphasie, dyspraxie, dyscalculie), fixée au samedi 10 octobre 2026. Elle annonçait alors : « auront lieu partout en France des actions sur le terrain ». Le ministère décrit ainsi l’objectif de ces manifestations : réunir les personnes concernées par un ou des troubles Dys, ainsi que des professionnels et des bénévoles pour échanger sur ces troubles.

Dans la page du ministère consacrée à la Journée nationale des Dys, le passage relatif à la HAS indique que la délégation interministérielle, avec le soutien de la ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées a sollicité la Haute Autorité de santé. L’objet de cette démarche est présenté en ces termes : demander l’ouverture de travaux en vue d’une recommandation transversale sur l’ensemble des troubles Dys, à destination de tous les professionnels concernés.

La page ministérielle écrit par ailleurs que ces troubles persistent souvent à l’âge adulte et nécessitent une prise en charge adaptée. Sur le PAP et les troubles dys, voir l’article consacré.

Les actions engagées que rappelle la page ministérielle

La page rappelle aussi plusieurs actions. Elles sont reprises ici telles qu’elles y figurent, sans commentaire sur leur portée.

  • Repérage et diagnostic précoce : la page indique que plus de 55 000 professionnels de santé (médecins généralistes et pédiatres) ont été sensibilisés au repérage des écarts de développement chez l’enfant.
  • Rentrée scolaire : au titre de la rentrée scolaire 2026, la page mentionne 70 nouveaux dispositifs spécifiques, dont les espaces de régulation, ont été ouverts sur l’ensemble du territoire pour accompagner les élèves avec des troubles du neurodéveloppement, dont les troubles « Dys ».
  • Professeurs ressources : la page ajoute que les professeurs ressources (PR-TND) continuent d’être déployés à l’école, au collège et au lycée, pour appuyer les enseignants.

Sur le repérage précoce, deux articles du site peuvent être consultés : l’un sur le service de repérage précoce du handicap, l’autre sur le repérage précoce jusqu’à vingt ans. Sur les plateformes PCO, voir l’article consacré.

Ce que mentionne le programme pluriannuel de la HAS

La HAS publie sur son site un programme pluriannuel consacré à la santé mentale et à la psychiatrie, qui comporte un volet sur les troubles dys. Le programme les décrit ainsi : troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA), appelés communément « troubles dys », sont la conséquence d’anomalies dans le développement cognitif de l’enfant.

Le programme rappelle : « La HAS a élaboré un parcours de soins intitulé « Comment améliorer le parcours de santé d’un enfant avec troubles spécifiques du langage et des apprentissages » ». Il indique ensuite : « En lien avec une demande de la délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les TND », ainsi que « du Collège français d’orthophonie – conseil national professionnel (CFO-CNP) et de l’association des dyslexiques de France, la HAS prévoit » : de compléter ce parcours de soins et la recommandation « Troubles du neurodéveloppement – Repérage et orientation des enfants à risque » d’une recommandation sur les troubles du langage écrit (label HAS porté par le CFO-CNP). Une autre ligne mentionne d’actualiser la recommandation « L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans ».

La feuille de route du programme pour l’année 2026 contient une ligne intitulée « Repérage, évaluation, diagnostic et prise en charge des troubles dys ». Dans la colonne des demandeurs ou co-promoteurs de cette ligne figurent : « Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les TND, Collège français d’orthophonie – Conseil national professionnel (CFO-CNP) et association des dyslexiques de France ». Le préambule de la feuille de route précise, de façon générale : « Certains travaux sont déjà en cours, d’autres sont nouvellement programmés pour 2026 ».

La feuille de route indique, pour ce travail, la mention suivante pour le calendrier : « Début en 2026 et poursuite sur 2027 ». L’article la reprend avec les termes de la source.

Ces éléments figurent dans des documents distincts de la page ministérielle. Sur les recommandations de la HAS relatives à l’autisme, voir l’article consacré ; sur l’élaboration de recommandations de la HAS relatives à la surdicécité, voir l’article consacré.

Le parcours en trois niveaux du guide HAS sur les TSLA

La HAS a aussi publié un guide sur le parcours de santé de l’enfant avec troubles spécifiques du langage et des apprentissages, dont la synthèse porte la mention « © Haute Autorité de Santé – Décembre 2017 ». Il décrit un parcours d’enfant : « Ce parcours est structuré selon 3 niveaux de recours aux soins en réponse au degré de complexité de la situation de l’enfant ». Le programme pluriannuel évoque lui aussi trois niveaux de recours aux soins, gradués selon la sévérité ou la complexité des troubles.

Pour le premier niveau, le guide indique : « La mise en œuvre thérapeutique se fera avec des professionnels de proximité (orthophonistes, ergothérapeutes, psychomotriciens), du secteur libéral le plus souvent ».

Pour le second niveau, le guide attribue à une équipe l’évaluation, le diagnostic, les préconisations de soins et d’aides, et le suivi, et précise : « Un référent des soins assure le lien avec l’école et la famille ». La synthèse indique que ce niveau répond à un cahier des charges précis qui s’impose à toute organisation participant ou ayant le projet de participer à ce second niveau de recours aux soins pour les enfants présentant les signes évoquant un TSLA. Elle précise aussi : « Ce niveau 2 est déjà représenté dans quelques dispositifs innovants, il reste à développer pour couvrir l’ensemble du territoire ».

Le troisième niveau concerne les situations les plus complexes relevant de l’expertise des Centres de Référence des Troubles spécifiques du Langage et des Apprentissages (CRTLA). Le guide décrit aussi l’articulation entre soins et scolarité : le projet de soins et le projet de scolarisation s’articulent en s’appuyant sur des échanges d’informations et des temps de concertation.

Des chiffres de prévalence, chacun avec sa source

Plusieurs chiffres circulent dans les documents cités. Chacun est restitué ici avec sa propre attribution, sans rapprochement avec les autres.

  • Page ministérielle, dans la phrase sur l’objectif des manifestations : ces troubles touchent plus de 7 millions de personnes (enfants et adultes) en France.
  • Page ministérielle, qui cite la Fédération française des Dys : « Selon la Fédération française des Dys, ces troubles concernent environ 6 à 8 % de la population, soit 1 à 2 enfants par classe, et 40 % des personnes concernées présentent plusieurs troubles associés ».
  • Programme pluriannuel de la HAS, qui emploie le conditionnel (« concerneraient ») : 8 % de la population pour les troubles dys.

Mini-FAQ : sollicitation de la HAS et documents publiés

Que dit la page ministérielle sur la sollicitation de la HAS ?
La page indique que la délégation interministérielle, avec le soutien de la ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées a sollicité la Haute Autorité de santé pour demander l’ouverture de travaux en vue d’une recommandation transversale sur l’ensemble des troubles Dys, à destination de tous les professionnels concernés.
Que mentionne le programme de la HAS sur les troubles dys ?
Sa feuille de route comporte une ligne intitulée « Repérage, évaluation, diagnostic et prise en charge des troubles dys », avec la mention « Début en 2026 et poursuite sur 2027 ».
Que décrit le guide HAS sur le parcours de l’enfant avec TSLA ?
Le guide décrit un parcours d’enfant : « Ce parcours est structuré selon 3 niveaux de recours aux soins en réponse au degré de complexité de la situation de l’enfant ».

Sources officielles

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