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VAE en médico-social 2026 : CPF intégral et reste à charge 150 €

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VAE en médico-social 2026 : CPF intégral et reste à charge 150 €

VAE en médico-social : deux textes réglementaires changent la donne pour les candidats à la validation des acquis de l’expérience en 2026. capter les candidats en reconversion professionnelle Depuis le 1er août 2025, le compte personnel de formation (CPF) prend en charge la totalité de l’accompagnement d’un parcours de VAE. Depuis le lendemain de sa publication au Journal officiel, la participation forfaitaire obligatoire du titulaire du CPF est passée de cent euros à cent cinquante euros. Pour les ESMS en tension de recrutement, cette évolution du financement rend la VAE plus accessible à des profils non diplômés — y compris, potentiellement, des proches aidants.

Un financement CPF désormais intégral pour le parcours de VAE

Le décret du 18 juillet 2025, entré en vigueur le 1er août 2025, prévoit que le CPF prend en charge l’ensemble des frais liés à l’accompagnement pour la totalité du parcours de validation des acquis de l’expérience. Concrètement, selon les précisions apportées par la Caisse des Dépôts sur Mon Compte Formation, le CPF finance désormais l’accompagnement pour la constitution du dossier de faisabilité, les frais d’accompagnement post-recevabilité du candidat, les frais occasionnés par les formations obligatoires ou complémentaires, ainsi que les frais de session d’évaluation organisée par le ministère ou l’organisme certificateur. Point de vigilance : les frais de passage devant le jury seuls ne sont pas éligibles au CPF lorsqu’ils sont demandés en dehors d’un parcours accompagné. Les prestataires d’accompagnement financés doivent par ailleurs être préalablement inscrits sur la liste des personnes chargées de l’accompagnement.

Second changement, plus récent : le décret du 30 mars 2026 relève la participation forfaitaire obligatoire du titulaire du CPF. Le texte est explicite : les mots « cent euros » sont remplacés par les mots « cent cinquante euros ». Cette nouvelle participation, désormais fixée à cent cinquante euros, s’applique aux actions éligibles au compte personnel de formation pour lesquelles la demande de souscription est intervenue postérieurement à l’entrée en vigueur du décret — la mesure concerne donc toute action CPF, VAE comprise, engagée après son entrée en vigueur.

Une porte d’entrée ouverte au-delà des seuls salariés

La base légale de la VAE est plus large qu’on ne le croit souvent. Le code du travail précise que le service public de la validation des acquis de l’expérience a pour mission d’orienter et d’accompagner toute personne demandant la validation des acquis de son expérience et justifiant d’une activité en rapport direct avec le contenu de la certification visée — sans condition de statut salarié. Un candidat doit néanmoins ne pas être déjà engagé dans un parcours de formation initiale pour cette même certification professionnelle, et l’examen de recevabilité porte sur le caractère suffisamment adéquat des activités précédemment exercées.

Sur le site interministériel solidarites.gouv.fr, le ministère chargé des Solidarités classe explicitement l’ouverture de la validation des acquis de l’expérience (VAE) aux aidants parmi les actions de l’État en faveur des proches aidants — une orientation de politique publique à connaître, même si aucun texte codifié précis ne vient dater ou détailler cette ouverture à ce jour. Elle prend un relief particulier au regard de l’évolution du profil des proches aidants observée par la DREES : entre 2008 et 2022, leur nombre a baissé de 340 000 personnes, soit -6 %, mais la part de ceux apportant de l’aide pour trois à sept types de tâches différentes augmente de 40 % à 51 % et la part de ceux y consacrant 35 heures ou plus par semaine passe de 8 % à 13 % — signe d’un accompagnement moins nombreux mais plus intense, qui rapproche de fait certains aidants du niveau d’expérience pratique attendu pour une VAE de diplôme du travail social comme le DEAES. À noter : le portail numérique France VAE précise que les salariés du secteur public ne font pas partie de son public éligible.

Ce que ces évolutions changent selon votre fonction

  • RH et responsables formation en ESMS : élargissez votre vivier de recrutement en identifiant des candidats potentiels à la VAE au-delà des seuls salariés déjà en poste — bénévoles, proches aidants engagés de longue date — vers des diplômes comme le DEAES ou le DEES.
  • Accompagnateurs VAE : intégrez la nouvelle participation forfaitaire, désormais fixée à cent cinquante euros, dans vos plans de financement pour toute nouvelle demande CPF, et rappelez à vos candidats que le passage devant le jury n’est couvert que s’il s’inscrit dans un parcours accompagné.
  • Candidats salariés ou non-salariés du secteur : vérifiez votre éligibilité sur la base de votre expérience réelle (article L6411-1 du code du travail), indépendamment de votre statut — le livret 2 reste l’étape structurante du dossier.

Perspectives : anticiper l’impact sur les budgets formation

Pour les ESMS qui budgètent leurs plans de développement des compétences, le relèvement du reste à charge CPF à cent cinquante euros, qui s’applique aux actions éligibles au compte personnel de formation pour lesquelles la demande de souscription est intervenue postérieurement à l’entrée en vigueur du décret — un paramètre à intégrer dans les enveloppes 2026-2027, notamment lorsque l’établissement complète le reste à charge du salarié dans le cadre d’une VAE collective. Sur le fond, la prise en charge intégrale du parcours par le CPF depuis août 2025 — accompagnement, formations complémentaires et session d’évaluation — lève un frein financier qui limitait jusqu’ici l’engagement de candidats aux revenus modestes, dont une partie des proches aidants. Reste, pour chaque ESMS, à objectiver ce vivier localement avant d’en faire un axe de recrutement structuré, en lien avec les dispositifs déjà connus comme la réforme des diplômes du travail social ou les équivalences DEAMP/DEAVS vers le DEAES.

Mini-FAQ : financement de la VAE en 2026

Le CPF couvre-t-il les frais de passage devant le jury de VAE ?
Oui, mais seulement si le jury s’inscrit dans un parcours d’accompagnement financé par le CPF. Des frais de passage devant le jury demandés seuls, hors parcours accompagné, ne sont pas éligibles au CPF.
Quel est le montant de la participation forfaitaire du titulaire du CPF depuis avril 2026 ?
Le décret du 30 mars 2026 porte cette participation obligatoire de cent euros à cent cinquante euros, pour toute demande de souscription CPF postérieure à l’entrée en vigueur du décret.
Faut-il être salarié pour engager une VAE ?
Non. Le code du travail (article L6411-1) ouvre le service public de la VAE à toute personne justifiant d’une activité en rapport direct avec la certification visée, sans condition de statut salarié.

Sources officielles et références

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