Instructeur pour l’autonomie des personnes déficientes visuelles : une seconde session d’examen vient d’être ouverte au titre de 2026, alors qu’une première s’était déjà tenue au printemps. Pour les candidats en fin de formation comme pour les employeurs qui peinent à recruter sur ce métier rare, la fenêtre est étroite — les inscriptions se referment début septembre.
Une seconde session d’examen ouverte par arrêté du 20 juillet 2026
Pack Catalogue Pro Complet — 4 ouvrages SOS Handicap
Les 4 ouvrages de référence du secteur handicap réunis : 99 € PDF, idéal pour achats institutionnels.
- 4 ouvrages — 600+ pages, 100+ outils
- Sous le seuil de validation 100 €
Un arrêté publié au Journal officiel acte l’ouverture d’une session supplémentaire : une seconde session d’examen pour l’obtention du certificat d’instructeur pour l’autonomie des personnes déficientes visuelles (CIADV) est organisée au titre de l’année 2026. Le texte, consultable sur Légifrance, précise que cette session est ouverte aux candidats ayant suivi une formation réunissant les conditions prévues par les dispositions de l’arrêté du 21 septembre 2020 susvisé.
Trois échéances structurent le calendrier, et elles ne se confondent pas. La date de l’arrêté lui-même est le 20 juillet 2026. Les épreuves, elles, sont plus tardives : les épreuves de soutenance de l’étude de cas se dérouleront les 14 et 15 octobre 2026 à Paris. Mais c’est une troisième date qui commande tout le reste, car elle arrive la première : la date de clôture des inscriptions est fixée au 3 septembre 2026.
Le dossier de candidature est intégralement matériel, ce qui suppose d’anticiper les délais postaux. L’arrêté énumère les pièces attendues : les dossiers de candidature devront être composés des pièces suivantes :- une demande d’inscription rédigée sur papier libre ;- la copie recto verso d’un justificatif d’identité, en cours de validité, délivré par une administration publique, complétées des copies des titres ou diplômes et des coordonnées des lieux de formation et de stage. S’y ajoute la pièce maîtresse : l’étude de cas prévue à l’article 12 de l’arrêté du 21 septembre 2020 susvisé en 3 exemplaires imprimés sur papier. L’envoi se fait à la direction générale de la cohésion sociale, sous-direction de l’autonomie des personnes handicapées et des personnes âgées, bureau de l’insertion, de la citoyenneté et du parcours de vie des personnes handicapées (DGCS/3B), à Paris.
Deux sessions en un an : ce que révèle la comparaison des deux arrêtés
L’ouverture d’une seconde session la même année n’est pas la norme. Une première session avait été organisée par arrêté du 28 janvier 2026 : une session d’examen pour l’obtention du certificat d’instructeur pour l’autonomie des personnes déficientes visuelles (CIADV) est organisée au titre de l’année 2026, avec des épreuves de soutenance de l’étude de cas se dérouleront les 8 et 9 avril 2026 à Paris et une date de clôture des inscriptions est fixée au 2 mars 2026.
La mise en regard des deux textes fait apparaître une différence de rédaction qui mérite d’être signalée sans être surinterprétée. L’arrêté de janvier ouvrait la session aux candidats ayant suivi une formation en alternance et réunissant les conditions prévues par les dispositions de l’arrêté du 21 septembre 2020 susvisé. Celui de juillet reprend la même phrase sans la mention de l’alternance. Les deux arrêtés étant muets sur leurs motifs, aucune conclusion ne peut être tirée sur l’intention de l’administration ; un candidat dont la formation ne s’est pas déroulée en alternance a tout intérêt à faire confirmer sa situation par la DGCS avant le 3 septembre plutôt qu’à raisonner par analogie.
Guide pratique : L'entretien de parcours professionnel
Maîtrisez l'Entretien de Parcours Professionnel : un levier de fidélisation pour vos équipes, conforme à la réforme d'octobre 2025.
- Conforme à la réforme du 24 octobre 2025
- Distinguez EPP et entretien d'évaluation
- Évitez les sanctions de l'état des lieux des 8 ans
Le certificat lui-même est récent. Il a été créé par le décret du 17 août 2020, qui en fixe l’objet : le certificat d’instructeur pour l’autonomie des personnes déficientes visuelles atteste des compétences professionnelles pour assurer une intervention spécifique d’accompagnement et d’aide à l’acquisition et à la restauration de l’autonomie. Le décret précise aussi ses voies d’accès — il peut être obtenu par la voie de l’examen à l’issue d’une formation ou, en tout ou partie, par la validation des acquis de l’expérience. — et son autorité de délivrance : il est délivré par le ministre chargé des personnes handicapées.
Ce certificat a succédé à un dispositif plus ancien : l’arrêté du 19 novembre 1997 modifié créant un certificat d’aptitude à l’éducation et la rééducation de la locomotion auprès des personnes déficientes visuelles est abrogé. Deux fonctions historiques, décrites par la Haute Autorité de santé dans ses travaux sur le repérage des déficiences sensorielles, éclairent ce que recouvre concrètement le métier : le rôle de l’instructeur de locomotion est de répondre aux difficultés de déplacement en s’adressant à la globalité de la personne déficiente visuelle, prenant en compte son vécu et ses capacités. Et, sur le versant domestique, le rôle de l’instructeur en AVJ (Autonomie de la Vie Journalière) est de permettre aux personnes déficientes visuelles de retrouver un maximum d’autonomie dans tous les gestes quotidiens. Ces deux registres d’intervention structurent aujourd’hui encore l’exercice, comme le montre le travail des professionnels de l’accompagnement des personnes malvoyantes et les enjeux de formation à la mobilité.
Formation, dispenses, VAE : l’impact concret par profil
Pour le candidat en fin de formation. Le parcours est exigeant et son volume est fixé par l’arrêté du 21 septembre 2020 : la formation préparant au certificat d’instructeur pour l’autonomie des personnes handicapées visuelles est dispensée sur une amplitude maximum de quatre semestres. Elle comporte 870 heures d’enseignement théorique et de travaux pratiques et 12 semaines de formation pratique. L’enseignement est structuré en deux blocs thématiques : l’enseignement se décompose en unités d’enseignement regroupées en deux domaines de formation (DF) :- DF1 : Connaissances générales sur la personne déficiente visuelle et son environnement. La formation pratique, quant à elle, n’est pas de l’observation : la formation pratique, d’une durée globale de 12 semaines, prend la forme de stage en responsabilité de pratique professionnelle tutorée.
Pour les professionnels déjà en poste et les services RH. Trois portes d’entrée coexistent, qu’il ne faut pas confondre. La première est l’accès à la formation, soumis à condition de diplôme : peuvent s’inscrire à la formation les candidats remplissant au moins une des conditions suivantes :1° Être titulaire d’un des diplômes suivants. La deuxième est la dispense partielle — des dispenses de formation sont accordées dans les conditions prévues à l’annexe 3 du présent arrêté. —, en particulier pour les titulaires d’un titre en autonomie de la vie journalière, qui sont tenus d’accomplir leur stage dans le domaine des activités de la vie journalière et de proposer une étude de cas relative à ce domaine. La troisième est la validation des acquis de l’expérience, ouverte à qui remplit une condition d’ancienneté précise : le candidat doit avoir exercé les activités pendant au moins un an, soit 1 607 heures, en équivalent temps plein de façon consécutive ou non. Cette voie rejoint les évolutions récentes de la VAE dans le secteur médico-social.
Pour les directions de SAVS, SAMSAH, ESMS et centres de rééducation. Le certificat est désormais positionné dans la nomenclature nationale : les certificats d’instructeur pour l’autonomie des personnes déficientes visuelles obtenus conformément aux dispositions du présent arrêté sont classés au niveau 5 du cadre national des certifications professionnelles. Ce classement est un repère utile pour construire une fiche de poste et positionner la rémunération, au même titre que pour les accompagnants éducatifs et sociaux ou les auxiliaires de vie sociale. Le référentiel d’activités, lui, ne figure pas dans le corps de l’arrêté : le certificat d’instructeur pour l’autonomie des personnes déficientes visuelles atteste des compétences professionnelles pour exercer les fonctions et les activités telles que définies à l’annexe 1 « Référentiel professionnel » du présent arrêté. C’est cette annexe qu’il faut consulter pour rédiger une fiche de poste, et non le seul texte de l’arrêté.
Ce qu’il reste à faire avant le 3 septembre
Pour un employeur qui accompagne un salarié vers ce certificat, deux points de vigilance dominent. Le premier tient à l’évaluation : la validation de chaque bloc de compétences est conditionnée par l’obtention d’une note égale au moins à la moitié du nombre total de points pouvant être obtenus aux épreuves d’évaluation. Les blocs se valident donc séparément, ce qui permet d’échelonner un parcours mais impose aussi de suivre chaque bloc individuellement. Le second tient à l’étude de cas, qui concentre l’enjeu de la session d’octobre : le bloc de compétences BC4 fait l’objet de la rédaction et la soutenance, devant le jury mentionné à l’article 4 du décret du 17 août 2020 susvisé, d’une étude de cas, visant à présenter, sur la base d’une situation rencontrée en stage, un programme de prise en charge en autonomie.
L’évaluation mobilise deux instances distinctes, qu’il est fréquent de confondre. Au niveau de l’organisme de formation, les membres de la commission de jury sont choisis par l’établissement de formation parmi les formateurs et les professionnels titulaires du certificat pour l’autonomie des personnes déficientes visuelles. Au niveau national, le jury du certificat se prononce sur la délivrance du certificat. Il est composé, outre un représentant du ministre chargé des personnes handicapées, de membres nommés par arrêté du ministre chargé des personnes handicapées. C’est ce second jury qui délivre le titre.
Enfin, pour les candidats qui viseraient l’entrée en formation plutôt que la session d’examen, la démarche est distincte et se joue auprès de l’établissement de formation : le candidat constitue auprès de l’établissement de formation un dossier d’admission comportant les pièces justificatives relatives aux conditions fixées à l’article 2 du présent arrêté, un curriculum vitae et un texte de présentation personnalisé de son projet professionnel. Le financement de ce type de parcours relève des circuits classiques du secteur, détaillés dans notre guide sur le plan de formation en médico-social et dans celui consacré au financement d’une formation médico-sociale. Sur les situations de déficience visuelle associée à une autre atteinte sensorielle, l’accompagnement relève de logiques encore différentes, décrites dans notre article sur la surdicécité en MAS et en FAM et celui sur le forfait surdicécité de la PCH.
Mini-FAQ : s’inscrire à la seconde session du CIADV
Où et comment déposer sa candidature ?
Peut-on obtenir le certificat sans passer par la formation complète ?
La seconde session est-elle ouverte aux mêmes candidats que la première ?
Sources officielles
- Arrêté du 20 juillet 2026 portant ouverture d’une seconde session d’examen pour l’obtention du CIADV au titre de l’année 2026
- Arrêté du 28 janvier 2026 portant ouverture d’une session d’examen pour l’obtention du CIADV
- Décret du 17 août 2020 créant le CIADV
- Arrêté du 21 septembre 2020 modifié — formation, épreuves et jury du CIADV
- HAS — Repérage des déficiences sensorielles et accompagnement des personnes qui en sont atteintes





