L’ARS Hauts-de-France consacre un communiqué aux solutions d’accompagnement et de répit destinées aux aidants dans la région. Le texte pose le cadre dès sa première phrase : « Pour répondre à des besoins toujours plus importants de soutien et d’accompagnement d’aidants de personnes âgées dépendantes et/ou en situation de handicap, l’ARS Hauts-de-France finance des plateformes de répit et des solutions de relais temporaires ». Cet article reprend ce que le communiqué indique sur ces plateformes et sur les solutions de relais, en isolant ce qui concerne les proches de personnes en situation de handicap, puis rappelle le cadre réglementaire de l’accueil temporaire en structure pour personnes handicapées.
Un réseau de plateformes réparti entre deux publics
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Le communiqué de l’ARS Hauts-de-France recense les structures concernées. Il indique que 47 plateformes d’accompagnement et de répit sont ainsi situées dans toute la région. Le texte les distingue ensuite selon le public accompagné : 24 sont spécifiquement dédiées aux aidants de personnes âgées dépendantes, tandis que 23 sont destinées aux proches de personnes en situation de handicap.
La distinction compte pour la lecture des chiffres. Seul le second ensemble vise les proches de personnes en situation de handicap ; le premier, qui concerne les aidants de personnes âgées dépendantes, relève d’un autre public et ne doit pas être confondu avec lui. Les données du communiqué sur le nombre de plateformes sont donc à rapporter à chacune de ces deux catégories, et non au réseau pris dans son ensemble lorsqu’il s’agit du handicap.
Sur les plateformes de répit, voir l’article consacré à l’enquête sur les plateformes de répit.

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Des services gratuits proposés aux aidants
Le communiqué décrit ces plateformes comme des « structures de proximité ». Selon le texte, elles proposent gratuitement différents services pour répondre aux besoins des aidants : informations et conseils, formations sur l’accompagnement d’un proche dépendant. La liste se poursuit avec aide dans les démarches et l’accès aux droits, soutien individuel ou collectif, mais aussi temps d’échange et activités favorisant le maintien du lien social et la relation aidant-aidé.
Sur le répit des proches aidants et le relayage, voir l’article consacré au répit des proches aidants. Sur les proches aidants plus largement, voir l’étude consacrée aux proches aidants.
Activité des plateformes et financement annuel
Le communiqué consacre un passage à l’activité de ces structures. Il relève que le nombre de personnes accompagnées par les plateformes est en constante augmentation année après année. Il ajoute : « En 2025, ce sont 12 000 aidants qui ont bénéficié des services d’une plateforme ».
Sur le financement, le texte indique que l’agence alloue chaque année 11 millions d’euros aux plateformes. Il précise que ce budget est renforcé depuis 2025 (+ 2M€) afin de développer les actions de terrain au plus près des aidants. Ces éléments d’activité et de financement sont présentés à l’échelle des plateformes de la région : le communiqué ne les rattache pas à l’une ou l’autre des deux catégories de public évoquées plus haut, et ils ne doivent pas être lus comme propres au handicap.
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Les solutions de relais pour les aidants
Le communiqué présente ensuite les solutions de relais. Selon le texte, les plateformes peuvent proposer directement, ou en lien avec d’autres structures, différentes solutions permettant aux aidants de prendre du temps pour eux.
Suppléance à domicile et accueil temporaire
Première solution citée : la suppléance à domicile permet à l’aidant de s’absenter temporairement de son domicile tout en maintenant la personne accompagnée dans son cadre de vie habituel. Le communiqué ajoute que les plateformes peuvent également orienter vers des dispositifs d’accueil temporaire, en journée ou avec hébergement, selon les besoins.
Il ajoute ce chiffre : « Près de 3 000 places d’accueil temporaire sont ainsi disponibles dans les Ehpad et établissements médico-sociaux pour accueillir les personnes âgées dépendantes et personnes en situation de handicap ». Les places visées couvrent donc les deux publics ensemble ; le communiqué n’en donne pas de décompte distinct pour les personnes en situation de handicap, et ce chiffre ne peut pas leur être attribué seul.
Sur l’accueil de jour dans le champ du handicap, voir l’article consacré à l’accueil de jour.
Séjours de répit et accueil inversé
Le communiqué mentionne ensuite d’autres formules propres au handicap. D’une part, des dispositifs qui proposent des séjours de répit pour les personnes en situation de handicap, seuls ou avec leur aidant. Ces séjours sont organisés sur plusieurs jours dans des centres adaptés avec un encadrement et des activités ad hoc permettant aux personnes en situation de handicap de pouvoir profiter de vacances.
D’autre part, le texte décrit l’accueil inversé : certains établissements accueillant des enfants en situation de handicap mettent en place un système d’« accueil inversé ». Dans ce système, les chambres habituellement occupées pendant la semaine peuvent aussi être utilisées le week-end ou durant les vacances scolaires pour accueillir d’autres enfants, permettant à leurs parents de bénéficier à leur tour d’un temps de répit.
Sur le répit croisant aide sociale à l’enfance et handicap, voir l’article consacré au répit pour l’ASE et le handicap.
Le cadre réglementaire de l’accueil temporaire en structure pour personnes handicapées
Indépendamment du communiqué, l’accueil temporaire dans une structure médico-sociale pour personnes handicapées est encadré par un article du Code de l’action sociale et des familles consacré à l’accueil temporaire.
Le texte pose d’abord le principe de l’admission : admission en accueil temporaire dans une structure médico-sociale qui accueille des personnes handicapées est prononcée par le responsable de l’établissement, après décision des commissions départementales mentionnées aux articles L. 242-2 et L. 243-1.
Il encadre ensuite la durée. Le texte prévoit : « Dans la limite de quatre-vingt-dix jours par an, ces commissions se prononcent pour chaque personne handicapée, sur un temps annuel de prise en charge en accueil temporaire dans ces structures ». Ces commissions déterminent en tant que de besoin sa périodicité et les modalités de la prise en charge.
Sur les décisions et notifications des commissions départementales, voir l’article consacré à la lecture et à l’application des orientations de la CDAPH.
L’admission directe en cas d’urgence
Le texte prévoit aussi une dérogation en cas d’urgence : « A titre dérogatoire, en cas d’urgence, l’admission directe d’une personne handicapée présentant un taux d’incapacité au moins égal à 80 % peut être réalisée pour des séjours inférieurs à huit jours pour les enfants et quinze jours pour les adultes ».
Cette admission directe est assortie de deux délais pour le directeur de la structure. Le directeur qui a prononcé cette admission en informe la commission départementale dont relève la personne visée au premier alinéa du présent article dans un délai maximal de vingt-quatre heures suivant l’admission. Il est également tenu d’adresser à cette même instance, à l’issue du séjour, une évaluation sur ledit séjour dans un délai de quinze jours après la sortie de la personne.
Le texte indique enfin que la commission fait connaître dans les meilleurs délais, le cas échéant au vu de l’évaluation mentionnée à l’alinéa précédent, sa décision à l’égard de cette admission et peut décider, s’il y a lieu, d’autres périodes de prise en charge en accueil temporaire.
Mini-FAQ : plateformes de répit et accueil temporaire
Que finance l’ARS Hauts-de-France pour les aidants ?
Les services des plateformes d’accompagnement et de répit sont-ils payants ?
En quoi consiste l’accueil inversé dans les établissements pour enfants ?
Qui prononce l’admission en accueil temporaire dans une structure pour personnes handicapées ?
Sources officielles
- ARS Hauts-de-France — Aider les aidants : solutions d’accompagnement et de répit dans la région
- Légifrance — Code de l’action sociale et des familles, accueil temporaire en structure pour personnes handicapées
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